Rabu, 26 Februari 2014
L'utilisation de verbes auxiliaires, être et avoir, est notable : le latin utilisait déjà, d'une manière
Singulier Pluriel
Nominatif murus murui
Accusatif murum muros
Ancien français
Singulier Pluriel
Cas sujet murs mur
Cas régime mur murs
Français
Singulier Pluriel
mur murs
Le roumain, toutefois, conserve un système flexionnel fonctionnant avec trois cas syncrétiques : cas direct (nominatif + accusatif), cas oblique (génitif + datif) et vocatif. Ces cas se distinguent principalement si le nom est marqué par l'article défini. Dans le cas contraire, ils ont tendance à être confondus.
D'autres points méritent d'être signalés. Tout d'abord, à l'exclusion du roumain, les trois genres, masculin, féminin et neutre, sont réduits à deux par l'élimination du neutre. Ainsi le mot latin folia, nominatif/accusatif neutre pluriel de folium « feuille », est réinterprété comme un féminin : c'est le cas, par exemple, en français, où il devient feuille, mais aussi en castillan (hoja), en italien (foglia), en romanche (föglia), en wallon (fouye), en portugais (folha), en catalan (fulla), en occitan (fuèlha), etc., tous mots féminins. De plus les langues romanes ont développé un système d'articles définis inconnu du latin classique. Ainsi, en français, le et la proviennent respectivement des pronoms/adjectifs démonstratifs ille et illa ; l'évolution est la même en castillan pour el et la (plus un neutre lo < illud), en italien pour il et la (ainsi que lo, neutre, < illud), etc. Le roumain se distingue en étant la seule langue romane dans laquelle l'article est enclitique : om « un homme », om-ul « l'homme », ce qui s'explique par le fait qu'en latin, l'adjectif démonstratif pouvait précéder ou suivre le substantif (ille homo/homo ille). Les articles indéfinis, pour leur part, proviennent simplement du numéral unus, una (et unum au neutre). Enfin le système de l'adjectif est modifié. Alors que les degrés de l'adjectif étaient marqués par des suffixes, les langues romanes ne se servent plus que d'un adverbe devant l'adjectif simple. Cet adverbe continue soit magis (devenu más en castillan, mai en occitan et en roumain, mais en portugais, més en catalan, etc.), soit plus (più en italien, plus en français et en occitan, pus en wallon et en catalan ancien ou dialectal, plu en romanche, etc.). Par exemple, plus clair (comparatif de supériorité) se disait en latin classique clarior (dérivé de clarus). En revanche le castillan emploie más claro, l'italien più chiaro, l'occitan plus clar ou mai clar, etc. De même le superlatif le plus clair se disait clarissimus en latin classique, mais el más claro en castillan et il più chiaro en italien. On trouve cependant quelques archaïsmes : le portugais a conservé des mots différents pour le plus grand, o maior, et le plus petit, o menor, comme le castillan avec mayor et menor, comparables, bien que d'emploi très différent, aux majeur et mineur du français.
Système verbal[modifier | modifier le code]
En outre, les conjugaisons sont profondément modifiées, notamment par la création de temps composés : ainsi notre j'ai chanté, espagnol he cantado ou encore catalan he cantat, occitan ai cantat, roumain am cântat, viennent d'un habeo cantatu(m) vulgaire, qui n'existe pas en latin classique. L'utilisation de verbes auxiliaires, être et avoir, est notable : le latin utilisait déjà, d'une manière différente, être dans sa conjugaison, mais pas d'une manière aussi systématique que dans les langues romanes, qui ont généralisé leur emploi afin de créer un jeu complet de formes composées répondant aux formes simples. Généralement, les formes composées marquent l'aspect accompli.
Un mode nouveau apparaît, le conditionnel (attesté pour la première fois dans une langue romane dans la Séquence de sainte Eulalie), construit à partir de l'infinitif (parfois modifié) suivi des désinences d'imparfait : vivr(e) + -ais donne vivrais en français, et, mutatis mutandis , viviría en castillan, viuria en catalan, viuriá en occitan. Certaines modifications du radical sont à noter : devoir + ais > devrais et non *devoirais, ou bien haber + ía > habría et non *habería. De la même manière, le futur classique est abandonné au profit d'une formation comparable à celle du conditionnel, c'est-à-dire l'infinitif suivi du verbe avoir (ou précédé en sarde) : ainsi cantare habeo (« j'ai à chanter ») donne chanterai, castillan cantaré, catalan cantaré, occitan cantarai, etc.
Le passif est évacué au profit du système composé qui préexistait en latin (cantatur, « il est chanté », classique devient le vulgaire est cantatus, qui, en classique signifiait « il a été chanté »). Enfin, certaines conjugaisons irrégulières (comme celle de velle, « vouloir ») sont rectifiées (mais restent souvent irrégulières dans les langues romanes) et les verbes déponents cessent d'être utilisés.
Le lexique du latin vulgaire[modifier | modifier le code]
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